Le véhicule électrique induit de nouveaux dangers.
La spécificité du véhicule électrique est d’introduire une tension de 400V à 700V à bord pour ce qui concerne la chaîne de traction.
Cette tension est dangereuse et nécessite une formation minimale de sensibilisation aux dangers électriques : électrocution et brûlures.
Les interventions sur Véhicule Electrique ou Hybride, classiques dans l’automobile, nécessiteront donc des précautions spécifiques.
Obligations légales de l'employeur.
Les employeurs doivent se conformer aux prescriptions de sécurité lors de travaux d’ordre dans les établissements soumis au code du travail, et donc délivrer un habilitation à leurs salariés.
Ce processus d’habilitation électrique découle du décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988 (article 48)
« Les opérations électriques effectuées sur l’équipement de traction et/ou les équipements de service/servitudes des véhicules à motorisation électrique doivent être confiées à des personnes qualifiées. Celles-ci doivent, en outre être formées et habilitées vis-à-vis des risques électriques.[…]
Cette formation, à la charge de l’employeur, peut être assurée soit par ses propres moyens s’il dispose de la compétence suffisante, soit par un organisme spécialisé […]»
Les niveaux d'habilitation.
L'employeurs et l'organisme de formation déterminent conjointement quel niveau d'habilitation doit être délivré à son salarié en fonction des missions qu'il aura à effectuer. L'indice B0L concerne du personnel non électricien étant amené à travailler sur le véhicule. Exemple : experts automobiles.
L'indice B2XL (ou B1XL) mention spéciale est étendu aux fonctions suivantes :
- "contrôleur technique" (à partir du 1/1/2014)
- "Crash test - homologation"
Les poids lourds et matériel agricoles sont aussi concernés dans la mesure ou la capacité des batteries de service / servitude ont une capacité supérieure à 180 A.h